Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale [ Livre] / Simone, Weil

Auteur principal: Weil, Simone, 1909-1943Langue: Français ; de l'oeuvre originale, Français.Publication : Paris : Gallimard, 1998Description : 1 vol. (150 p.) ; 18 cmISBN: 9782070404421.Collection: Collection Folio, Essais, 316Classification: 135 PhilosophieRésumé: " La période présente est de celles où tout ce qui semble normalement constituer une raison de vivre s'évanouit, où l'on doit, sous peine de sombrer dans le désarroi ou l'inconscience, tout remettre en question. Que le triomphe des mouvements autoritaires et nationalistes ruine un peu partout l'espoir que de braves gens avaient mis dans la démocratie et dans le pacifisme, ce n'est qu'une partie du mal dont nous souffrons ; il est bien plus profond et plus étendu. On peut se demander s'il existe un domaine de la vie publique ou privée où les sources mêmes de l'activité et de l'espérance ne soient pas empoisonnées par les conditions dans lesquelles nous vivons. Le travail ne s'accomplit plus avec la conscience orgueilleuse qu'on est utile, mais avec le sentiment humiliant et angoissant de posséder un privilège octroyé par une passagère faveur du sort, un privilège dont on exclut plusieurs êtres humains du fait même qu'on en jouit, bref une place ". Ce texte n'est pas d'aujourd'hui. Il est d'hier. Il a toujours été considéré par Simone Weil comme son œuvre principale. En 1940, au moment où elle comptait quitter la France, elle disait y attacher une valeur particulière. Alain, qui avait lu le manuscrit, avait écrit à l'auteur que son travail était " de première importance " et qu'il faisait partie de ces rares travaux qui ouvrent " l'avenir prochain " et préparent la " Révolution véritable ". .Sujet - Nom commun: Liberté | Oppression -- -- Sociologie
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ENS Rennes - Bibliothèque
Sciences humaines
135 WEI (Browse shelf) Available 135 Philosophie 029970

" La période présente est de celles où tout ce qui semble normalement constituer une raison de vivre s'évanouit, où l'on doit, sous peine de sombrer dans le désarroi ou l'inconscience, tout remettre en question. Que le triomphe des mouvements autoritaires et nationalistes ruine un peu partout l'espoir que de braves gens avaient mis dans la démocratie et dans le pacifisme, ce n'est qu'une partie du mal dont nous souffrons ; il est bien plus profond et plus étendu. On peut se demander s'il existe un domaine de la vie publique ou privée où les sources mêmes de l'activité et de l'espérance ne soient pas empoisonnées par les conditions dans lesquelles nous vivons. Le travail ne s'accomplit plus avec la conscience orgueilleuse qu'on est utile, mais avec le sentiment humiliant et angoissant de posséder un privilège octroyé par une passagère faveur du sort, un privilège dont on exclut plusieurs êtres humains du fait même qu'on en jouit, bref une place ". Ce texte n'est pas d'aujourd'hui. Il est d'hier. Il a toujours été considéré par Simone Weil comme son œuvre principale. En 1940, au moment où elle comptait quitter la France, elle disait y attacher une valeur particulière. Alain, qui avait lu le manuscrit, avait écrit à l'auteur que son travail était " de première importance " et qu'il faisait partie de ces rares travaux qui ouvrent " l'avenir prochain " et préparent la " Révolution véritable ".

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